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Risque inflationniste lié aux tensions géopolitiques entraînant un revirement à courte vue des anticipations de hausse des taux en 2026

Le risque inflationniste a été le thème dominant des deux dernières semaines, le sentiment des marchés étant de plus en plus influencé par la montée des tensions géopolitiques et la prise de conscience que le choc énergétique actuel pourrait être plus persistant qu’anticipé. Dans ce contexte, les législateurs mettent davantage l’accent sur l’ancrage des anticipations d’inflation, même si les perspectives de croissance deviennent plus fragiles. Il y a seulement un mois, les marchés aux États-Unis, au Canada et en Europe anticipaient, à divers degrés, des baisses de taux; toutefois, ces attentes ont fortement changé, les régions importatrices d’énergie comme l’Europe intégrant désormais jusqu’à 2,6 hausses de taux, contre une baisse de -0,3 il y a seulement deux semaines.

Bien que nous reconnaissions l’ampleur récente de la hausse des taux d’intérêt à court terme, nous estimons qu’elle ne reflète pas l’ensemble du contexte. Nous continuons de croire que la destruction de la demande, l’évolution du marché de l’emploi et le ralentissement de la croissance finiront par orienter la politique des banques centrales plus tard cette année. Nous demeurons constructifs sur la durée, particulièrement aux États-Unis et au Canada, et chercherions à augmenter tactiquement l’exposition en cas de nouvelle faiblesse.